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L’économie positive

L’Économie Positive peut être définie comme "les actes économiques, privés et professionnels, qui contribuent, de manière directe et tangible, à l’amélioration des conditions humaines et du bien-être collectif".

L’Economie Positive est donc une autre approche de l’économie, une approche qui apporte des solutions aux défis sociaux et environnementaux actuels. Une Economie en harmonie avec la société et le monde dans lequel nous vivons.

L’Economie Positive est un concept nouveau proposé par l’asbl Poseco pour créer un lien entre les différentes initiatives sociétales telles que le développement durable, l’économie sociale, le commerce équitable, le financement éthique, la gouvernance d’entreprise, les technologies "propres", l’éco-tourisme, l’entreprenariat sociétal, etc.

De plus en plus de personnes, d’organisation et d’acteurs du monde économique ont des initiatives dans ce sens. Le Portail de l’Economie Positive a pour but de les valoriser.




Des personnalités en parlent ....

Etienne DAVIGNON (CSR Europe)

"Je pense qu’on en revient à une situation de bon sens. L’entreprise a toujours été dans la société. Il n’y a pas d’entreprises qui ne soient pas influencées par leur environnement, qu’il soit social, qu’il soit géographique ou autre. Elles ont toujours eu à s’en préoccuper ; Une entreprise n’est pas un ghetto. Et donc il y a là une démarche positive qu’on peut appeler économie positive dans laquelle, en dehors de la tâche propre de gérer l’affaire dans l’intérêt de ceux qui ont confié les capitaux à l’affaire ; Elles ont à s’occuper de se faire comprendre, de se faire accepter. Ce qui est tout à fait important aussi pour la motivation de leur personnel qui, eux, à l’évidence vivent dans la société..."

Alain COTTA (professeur Université Paris, auteur de "le capitalisme dans tous ses états")

"..., je crois, comme certains, qu’à la mondialisation économique, qu’à la mondialisation financière, il faut ajouter une certaine forme de mondialisation morale et que cette mondialisation morale, si elle ne veut pas heurter la diversité des religions, la diversité des origines, des civilisations, doit se borner à un certain nombre de principes tout simples. Et que parmi ces principes tout simples, la solidarité entre les hommes est un principe de bon sens. Toute notre activité est une activité sociale et bien évidemment nous travaillerons à ce que les économistes appellent les pertes jointes si les égoïsmes s’entrechoquaient et s’il n’y avait que les égoïsmes qui incitent à l’action. Je crois que l’idée de solidarité fondamentale est que ça suffirait presque à cette mondialisation morale et à ce positivisme que vous recherchez, me semble-t-il, avec bonheur..."

Philippe BUSQUIN (parlementaire européen)

" Oui, l’économie positive en Europe est une conséquence de nos priorités, par exemple, du développement durable et du modèle social européen. En Europe, il y a une tradition sociale forte, il y a la dimension environnementale qui est de plus en plus présente... Il y a beaucoup d’initiatives mais qui sont très éparpiées et donc il est important de les mettre en réseau..."

Frédéric TIBERGHIEN (observatoire sociétale ORSE)

"...Je trouve que le concept est très attirant, très attrayant parce que pour beaucoup de nos concitoyens, aujourd’hui, l’économie a un côté négatif. On voit surtout la destruction de valeurs après les scandales Enron, Worldcom, les faux bilans, les faux comptes, on voit la destruction de nos ressources naturelles, on voit le gaspillage d’énergie et donc, beaucoup de nos concitoyens ont, aujourd’hui, une vision négative de l’économie. Les chefs d’entreprises doivent être porteurs d’une vision positive, ils doivent expliquer que le progrès économique et social sont encore devant nous mais que pour y arriver, il faut changer de mode de production et de consommation ; Et le terme d’ économie positive me parait en ce sens excellent car il montre bien que nous devons éliminer les aspects négatifs de notre économie et renforcer ses côtés positifs. C’est un bon terme !"

* Interviews réalisées dans le cadre de La Cité de la Réussite ( Lille 2003)

 
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